Publié par : nereya le : 30 août 2009
Eh bien ça y est. Après plusieurs mois de préparations, d’angoisses en tout genre et de nuits agitées, j’y suis. Je suis à Hong Kong. Whaa… c’est exactement comme dans les documentaires de France 5, la nuit, quand on n’arrive pas à dormir. Le bruit et la chaleur en plus, quoi.
Hong Kong c’est une ville absolument démente, une sorte de New York asiatique, avec des odeurs, des couleurs, des lumières et des gens partout. Elle est toujours en mouvement et ne semblent prendre son réel essort que la nuit. En tant qu’étudiante en échange, les choses se passent de façon totalement surréalistes : je rencontre un garçon dans l’escalier, et après un “Hey, you’re an exchange student, right?” il m’informe qu’il va aller à la plage et me demande si je veux venir… ce que je fais ! Ce n’est assurément pas le lieu pour se faire des amitiés à vie, mais rencontrer des tonnes de gens avec qui sortir, oui !
Cela étant, je me retrouve régulièrement face à moi-même, ou plutôt avec moi-même, pour être plus gentille, et je me demande alors ce que je fabrique ici. Mon comportement alimentaire est le même qu’en France (je ne m’en sors pas, quoi !) et mes angoisses ne se sont pas calmées. Je me demande toujours comment je vais faire pour tenir jusqu’à Noël, si loin de tout… La vérité ? C’est que je n’ai aucune maturité affective, malgrè mes 19 ans. Par ailleurs, il est assez étrange de constater que j’attends d’être à l’autre bout du monde pour tout remettre en question et n’avoir aucune réponse…
Publié par : nereya le : 12 août 2009
Je voudrais m’arrêter un instant pour laisser exploser à la fois ma colère, ma déception et mon découragement. On me dit que la boulimie est une maladie. On me dit que je suis malade. Mais bord*l, c’est quoi cette maladie dont on ose à peine dire le nom, pour laquelle aucun médicament n’existe, et dont on ne sort jamais vraiment ?
Cela fait quelques jours que j’ai décidé que cela suffisait, que je ne pourrais pas éternellement compter les calories, me priver jusqu’à entendre mon ventre gargouiller en pleine nuit pour ensuite me relever, m’emplir, m’emplir jusqu’à en avoir mal, et aller me foutre dans un coin sans bouger, avec toute la culpabilité du monde sur les épaules.
Je vais bientôt partir pour Hong Kong, un an. Cet été devait (peut-on encore dire “doit” ?) être le début de quelque chose de nouveau. Tout se tenait : je parlais à mon père et lui disais tout ce que j’ai sur le coeur depuis si longtemps (FAIT), je pouvais envisager une vie sociale et pourquoi pas sentimentale ”normale” , je me coupais les cheveux pour immortaliser l’instant (FAIT), je décidais d’arrêter cette m*rde, je m’arrêtais. PAS FAIT.
On ne sort pas comme ça de la boulimie. On ne décide pas de s’arrêter comme on s’arrête de fumer, et on ne reprend pas une alimentation équilibrée et un rapport à la bouffe sain comme on décide de reprendre le sport. Je suis découragée, vidée, déçue. J’ai réussi deux jours sans crise depuis le début de mon “pari”, mais pour combien de jours avec ? Mon psy (oui, je vais voir un psy. Je vous raconterai, un jour) m’avait fait part d’une expérience intéressante. Une petite équipe de volontaires de l’armée américaine avait accepté de participer à une expérience scientifique. Pendant une semaine, on restraignait de façon drastique la nourriture de ces volontaires. Au bout d’une semaine, on leur parlait d’une réserve de nourriture à un certain endroit du camp. On assistait alors à des phénomènes surprenants : certains rêvaient de nourriture la nuit, ou avant de dormir. Certains se relevaient la nuit pour aller chaparder la nourriture dans la réserve. Certains commençaient à faire d’affreuses crises type “crise de boulimie” à chaque repas pour lequel on leur laissait accès à plus de nourriture qu’au début de l’expérience. “Parmi eux, m’avait dit mon psy, certains avaient des troubles psychologiques, des liens difficiles avec leurs parents, des problèmes dans l’enfance. Mais la plupart n’en avaient pas, et leurs crises étaient simplement dues à ces restrictions”.
Intéressant, non ? J’en avais conclu qu’il suffisait que j’arrête de compenser mes crises par des jeûnes pour que tout rentre dans l’ordre. J’ai fait deux grosses crises juste après avoir pris la décision de guérir. Mais je ne m’inquiétais pas : demain, tout rentrera dans l’ordre puisque je ne me serai pas privée. Le lendemain, c’était ma première journée sans (grosse) crise. D’où l’article. Sauf que non. Les choses ne sont pas si simples, ça se saurait. Je continue à criser, je m’efforce de manger normalement à midi (et je dois dire que je réussis plutôt pas mal) mais vers 16h ou vers le soir, ça se gâte. Alors je me restreins au repas d’après. Je fais du sport. Je n’arrive pas à m’ôter de l’esprit que je vais grossir si je ne procède pas comme ça, par “compensation”. Et il est hors de question que je redevienne “une grosse vache” (ce sont les mots que j’emploie, alors je vous les livre tels quels) comme avant. C’a été suffisamment pénible d’arriver à ce poids ; je ne suis pas sûre que j’aurais la force (ou plutôt : je suis presque sûre que je n’aurai jamais la force) de recommencer un régime si drastique que le précédent (pour arriver au poids que j’ai aujourd’hui).
Alors quoi ? Alors rien. Les choses continuent comme avant. Dans 15 jours je m’envole pour Hong Kong et je ne suis même pas sûre que le fait d’être là-bas coupera court à mes crises. Je l’espère, secrètement, évidemment. Mais si ce n’est pas le cas ? Alors… alors… alors je ne sais pas. Mon psy est en vacances et moi je suis là, comme une c*n, avec mes doutes, mes déceptions et mes frustrations. C’est nul…
PS : Merci à ceux/celles qui ont eu la gentillesse et le courage de me lire jusqu’au bout. Si par hasard quelqu’un à une “solution”…
Publié par : nereya le : 8 août 2009
Pour moi, il en va des livres commes des êtres humains. Chaque jour on en frôle des dizaines, on passe sans les voir, sans trop faire attention. Parfois, on a un bref échange avec certains : “Bonjour, excusez-moi où se trouve l’arrêt de bus ?”. Et puis d’autres entrent dans votre vie un peu par hasard, et n’en sortent jamais vraiment. Ils vous emportent, vous font rêver ou réfléchir et vous marquent durablement. “Oscar et la dame rose” est un de ceux-là. Un de ces contes philosophiques qui vous font chaud au coeur et vous rappellent certaines choses essentielles :
“Cher Dieu,
[...] Aujourd’hui, j’ai essayé d’expliquer à mes parents que la vie, c’était un drôle de cadeau. Au départ, on le surestime, ce cadeau : on croit avoir reçu la vie éternelle. Après, on le sous-estime, on le trouve pourri, trop court, on serait presque prêt à le jeter. Enfin, on se rend compte que ce n’était pas un cadeau, mais juste un prêt. Alors on essaie de le mériter. Moi qui ait cent ans, je sais de quoi je parle. Plus on vieillit, plus faut faire preuve de goût pour apprécier la vie. On doit devenir raffiné, artiste. N’importe quel crétin peut jouir de la vie à dix ou à vingt ans, mais à cent, quand on ne peut plus bouger, faut user de son intelligence.
Je ne sais pas si je les ai bien convaincus. Visite-les. Finis le travail. Moi je fatigue un peu.”
Publié par : nereya le : 6 août 2009
Je voudrais me pencher aujourd’hui sur l’un des problèmes philosophiques les plus cruciaux de notre temps : le bronzage. (Crucial, je vous avais dit.)
Eh oui ! Exit les peaux diaphanes du début du siècle et les damoiselles sous leurs ombrelles. Maintenant, je bronze donc je suis belle. Et donc je bronze donc je suis, puisque, comme chacun le sait, la société n’a pas de place pour les moches. (Remarque subsidiaire : avant, il fallait qu’une jeune fille sache faire la cuisine et tenir sa maison pour être “bonne à marier”. Maintenant il faut en plus qu’elle soit drôle, intelligente et belle (tout mon portrait, comme je vous l’ai écrit dans un précédent article ^^), mais aussi sensible et fragile, pour ne pas faire trop de concurrence à l’Homme.) Mais reprenons. Je bronze donc je suis.
Sauf que voilà, n’importe quel quidam ne peut pas décidé d’être bronzé “comme ça”, nonon. Les messieurs des services marketing des plus grands groupes nous ont bien vite fait comprendre que si on voulait avoir un joli bronzage, il fallait préparer sa peau au soleil : hop ! petits cachets préparateurs au bronzage. Mais il faut aussi que la peau exposée capte le mieux possible les rayons du soleil : hop ! graisse à traire (?!!), huile de monoï. Et puis, bien sûr, la beauté, ce n’est pas comme la mode : il n’y a pas la collection été et la collection hiver : hors de question d’être blanche (donc moche) 3 mois par an. Eh oui, le bronzage, c’est aussi pendant l’hiver. Regarde Jessica. (Jessica, c’est l’archétype de la fille à qui tout sourit, qui a toujours tout juste. Donc de la fille pénible par excellence.) Bon, évidemment, personne ne peut croire que c’est naturel, son hâle (il fait quand même - 15 dehors !), mais on s’en fout. Elle est bronzée. Elle est belle. Elle est. Et toc ! :p Et donc hop ! cachets prolongateurs de bronzage, rayons UV, autobronzants.
Qu’on soit bien clairs, je trouve les peaux bronzées très jolies. Mais il se trouve que moi, personnellement, je peux me faire griller pendant huit jours entre 12h et 14h sans crème solaire, je ne reviendrai pas plus hâlée. Rouge, oui. Bronzée, non. Et je trouve que c’est quand même marrant, elle tombe quand même vachement bien cette exigence des peaux bronzées. Ben voui, vous avez vu combien de produits ces messieurs du marketing ont réussi à nous refourguer, rien qu’en placardant de jolies photos de jolies filles joliement dorées dans (tous) les magazines ?
Publié par : nereya le : 6 août 2009
Il est toujours plus aisé de parler de ses succès que de ses faiblesses, c’est peut-être pourquoi j’avais des réticences à écrire cet article. Mais si je veux être juste, je dois parler de mes défaites avec la même franchise que je parle de mes succès…
J’aurais dû me douter que guérir d’une telle maladie n’était pas aisée… J’y croyais, pourtant. Surtout après mon premier “succès”, mon premier jour sans crise. Oui mais voilà, mes vieux démons m’ont ratrappée, et revoilà les crises qui ont frappé, aujourd’hui, hier, et le soir d’avant aussi je crois.
J’ai mal au ventre.
J’ai beau rentrer le ventre, comme on l’apprend très tôt en danse classique, pour masquer le résultat de cette crise, ce subterfuge ne trompe personne : j’ai l’estomac plein, plein, plein, et j’ai mal au ventre. Et je m’en veux tellement. Insupportable de perdre le contrôle comme ça. Mais est-ce vraiment une perte de contrôle ? A vrai dire, je n’arrive pas à me retrouver dans ce symptôme que les médecins décrivent : moi je ne sais pas si je pourrais m’arrêter, je n’ai jamais essayé. Je n’ai pas envie de m’arrêter, quand ça m’arrive…
Oh, voilà, je pleure maintenant. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que ça n’arrive qu’à moi ? Pourquoi suis-je à ce point incapable de me contrôler ? Je me sens nulle, et faible, et misérable… Est-ce que je guérirais, un jour ?
S’il vous plaît…
Publié par : nereya le : 30 juillet 2009
Je savoure ma première toute petite victoire. Ma première journée sans grosse crise avec ventre qui va exploser et auto-estime en miettes. Toute avancée est bonne à prendre, et celle-ci je peux te dire que je la prends bien correctement.
Evidemment, toute la journée n’a été qu’un énorme subterfuge pour éviter la crise. En fait, cette journée a débuté assez tard (au même titre que “je pense donc je suis”, “je suis donc vacances donc je me lève tard”). But n° 1 : ne pas prendre de petit déjeuner. C’est, sur le plan diététique, assez contestable, mais j’estime qu’un petit déj à 11h, c’est des calories inutiles… Je me suis donc occupée en prenant rendez-vous chez le dermato (c’est-à-dire plus précisemment en poireautant 10 minutes au téléphone avant de m’entendre dire que “le secrétariat du Dr Machin est maintenant fermé. Veuillez rappeler ultérieurement.”), en téléphonant à la préfecture au sujet de ma carte d’identité (“Comment ça mon dossier a été “refusé” ? C’est un examen maintenant, le dépot d’une demande de C.N.I ? Faut des compétences particulières, montrer qu’on sait faire les omelettes et le ragoût de lapin en sauce ?”)…
But n°2 : passer le repas de midi sans le faire suivre d’une crise. J’ai donc rempli mon estomac de Coca light. J’ai d’ailleurs remarqué que ça fonctionne aussi avec n’importe quelle boisson gazeuse : ça prend de la place et ça remplit l’estomac de vide. Du coup, y’a moins de place pour… le reste. J’ai fini par une grande tasse de café (il paraît que ça “cale”). J’ai ensuite passé tout l’après-midi dehors, sans un sou en poche pour ne rien pouvoir acheter, à rechercher un vêtement en particulier (un certain type de T-shirt). Du coup, j’ai focalisé sur le T-shirt et pas sur… autre chose.
But n°3 : passer le repas du soir. Moment très délicat, parce que c’est toujours le soir que surviennent les plus grosses crises, chez moi. Quand je me retrouve seule face à moi-même et à mes angoisses/faiblesses/raisons de culpabiliser (rayer la mention inutile, ou parfois même pas)… J’ai failli déraper, quand j’ai commencé à “finir le repas” avec un tiramisu, puis du pain et du chocolat… Vite, un verre de lait. Puis un grand bol de fromage blanc 3%. Et puis… Ah, oui, il faut aider maman à installer Skype. Voilà. Sauvée. Ensuite douche et brossage de dents intensif. Je sais que c’est fini.
Leçon du jour : focaliser sur quelque chose, sur n’importe quoi mais focaliser, ça aide.
Publié par : nereya le : 30 juillet 2009
Mon challenge du jour a été de convertir ma mère à l’utilisation de Skype.
Alors là, pour ceux qui ne connaissent pas Skype, une parenthèse explicative s’impose. En revanche, ceux qui connaissent déjà ce logiciel feraient mieux de passer directement au prochain paragraphe s’il ne veulent pas mourir d’ennui et donc perdre la fin de cet article (ce qui, vous en conviendrez, serait vraiment dommage !). Skype est donc un logiciel qui permet les échanges en ligne. Tout comme msn, Skype permet de parler à son interlocuteur au moyen du clavier : l’émetteur écrit au récepteur un message qui s’affiche instantanément sur l’écran du récepteur. Skype permet aussi à l’émetteur de parler directement au récepteur au moyen d’une webcam et d’un micro. L’émetteur et le récepteur ont alors une conversation ”normale” (i.e. comme au téléphone) et se voient mutuellement grâce à l’usage de la webcam. En gros, Skype c’est comme msn, mais avec une liaison et une qualité d’image et de son bien meilleure.
Historiquement pour ma génitrice (il y a de cela une petite année), il a d’abord fallu comprendre le fonctionnement de msn. “Non maman, msn ne va pas permettre à de vilains pirates informatiques de se saisir d’informations confidentielles te concernant. De toutes façons, tu ne conserves pas d’informations confidentielles sur ton ordi, si ?” “Non maman, msn n’est pas un moyen qu’utilisent les méchants pédophiles pour entrer en contact avec de jeunes filles fragiles. De toutes façons tu n’es pas une jeune fille fragile, si ?” Bon. Après une bataille acharnée et passées les premières réticences (“Comment ça je peux dialoguer avec plusieurs personnes en même temps ? Et tout le monde fait ça ? Donc on fait semblant de s’intéresser à moi mais en fait on s’en fout !?”), la voilà passant sa soirée sur msn, à jongler entre les fenêtres de conversations.
Pour Skype, les choses auraient dues être plus simple. Skype, après tout, ce n’est qu’un autre msn. Oui mais non. Elle n’a pas compris, du coup je me suis énervée (“Mais c’est pas possible, c’est pourtant pas dur !”) et surtout je me suis fait à voix haute une réflexion fatale : “Mais elle est bête ou quoi ?” Elle étant dans ma chambre et moi dans la mienne, cela n’aurait pas dû poser de problème… si mon mirco n’avait pas été branché, et n’avait pas déversé mon fiel à toute puissance dans la chambre de ma mère adorée.
Bilan de la soirée : elle a téléchargé Skype mais ne sait toujours pas l’utiliser. Elle doit être frustrée de n’avoir pas compris comment cela fonctionnait, puisque je le lui ai présenté comme LA solution pour qu’on puisse converser à moindre coût quand je serai à Hong Kong. Et moi, je suis déçue que ma mère n’ait pas montré plus d’application à apprendre la seule chose qui m’aurait permis de me sentir moins seule, ou tout au moins potentiellement reliée aux gens que j’aime quand je serai à l’autre bout du monde…
Publié par : nereya le : 29 juillet 2009
… Et ceci est aussi valable pour le Nouvel An, la Saint Valentin, les vacances d’été (et les vacances en général d’ailleurs), tout comme les mariages (des autres), votre anniversaire…
Comme beaucoup, je suis drôle, belle, intelligente, douce… et célibataire. (Notez que ça marche aussi avec “drôle”, “beau” et “intelligent”.) Comme beaucoup je rêve de lèvres à embrasser en rentrant d’une lognue journée pénible, d’une paire de bras et d’une épaule pour les moments difficiles, d’une paire d’oreilles et d’une paire d’yeux pour partager les plaisirs simples de la vie… (“Et d’une autre paire pour un autre genre de plaisir” ajouterait Y., un de mes amis. Merci Y.).
Oui mais voilà, je suis célibataire. Je peux choisir de m’appitoyer sur mon sort (de préférence dans mon canapé avec un truc sucré à portée de la main) en attendant le Prince Charmant (qui risque de ne pas arriver/ne pas vouloir de moi si je m’en tiens à faire ce que je décris à la parenthèse précédente). Ou alors, je peux analyser froidement la situation. On a tous dans notre entourage un couple idéal, ou les deux s’aiment d’une intensité égale, blabla. Bon, eux, c’est le contre-exemple pénible. Mais à côté, combien de couples ne tiennent que grâce à l’investissement sans borne de l’un des deux ? Et combien de couples sont faits de partenaires ayant toujours été fidèles ? (Non, comptabiliser un ”one shot” avec un(e) inconnu(e), après une soirée bien arrosé, alors qu’on est en couple, ce n’est pas être fidèle !) Parce qu’être en couple, c’est avant tout compter avec l’autre, donc aussi avec ses envies de sortie quand on voudrait rester chez soi, ses envies de cocooning quand on rêve de sortir un peu, et les vacances en commun et les comptes à rendre…
Dans notre “monde moderne”, on valorise la vie en couple comme l’aboutissement de quelque chose : si on est à deux, c’est que quelqu’un nous aime, donc que l’on est “aimable” (stricto sensu, “digne d’être aimé”) et donc si on est célibataire… ben c’est l’inverse. Cela dit, j’ai des amis qui m’aiment aussi beaucoup, merci bien, et je peux aussi compter sur une famille qui m’aime… Bon, alors voilà, on peut aussi voir les choses différemment : je suis célibataire donc je suis libre !
Cela dit, si un charmant jeune homme l’est aussi…
Publié par : nereya le : 29 juillet 2009
T.C.A. Trois lettres qui résonnent fort dans la tête d’une certaine catégorie de personnes. Trois lettres qui distillent lentement un poison tenace. Trois lettres synonyme du plus dur combat que l’on puisse mener : un combat contre soi-même.
Il paraît que le fait de nommer permet de prendre conscience des choses… Alors voilà… Je vais me faire violence… et “assumer” (quelle blague)… Je suis… Je suis boulimique. Le mot est lâché, et je ne me retranche pas derrière ces abréviations (BNV, BV, Mia, …) qui, quelque part, entretiennent l’idée d’appartenir à une petite communauté de personnes (privilégiées ?), seules capables de les comprendre. Cela fait 4 ans et demi que cela dure, et comme beaucoup j’alterne les phases à tendance anorexique et les phases à tendance boulimique (en ce moment, vous l’aurez compris, je suis dans la seconde).
Je ne vais pas m’étendre sur la difficulté de vivre avec “ça” : je pense que j’aurai bien d’autres occasions de le faire. Je voudrais juste dire à quel point ça me ronge de vivre non pas “avec ça” mais “comme ça”, je voudrais juste dire à quel point je me sens nulle, et grosse, et sale, et coupable, à chaque fois que “ça” m’arrive.
Je voudrais changer ça et redevenir une de ces filles enjouées qui ne se prennent pas la tête avec leur reflet dans le miroir et les chiffres sur la balance (hum, attends, elles existent celles-là ?). Donc à partir de maintenant je vais me battre contre moi-même, je décide de m’engager dans cette lutte épuisante et acharnée contre ces pulsions-là en tout cas en prenant chaque jour comme un défi, chaque bataille gagnée comme un encouragement, et chaque rechute comme une incitation à continuer. Je voudrais faire de ce blog le journal d’une victoire.
Et ce qui me ferait le plus grand plaisir c’est que cette victoire ne soit pas seulement la mienne, mais aussi la tienne, qui a tout de suite compris à quoi je faisais référence quand j’évoquais les T.C.A et qui tenu à lire cet article jusqu’au bout. Allez. On va y arriver… Enfin je crois…
Publié par : nereya le : 29 juillet 2009
J’ai lu un jour dans un quelconque magazine féminin qu’avoir un blog, c’était être obligée de trouver chaque jour une manière originale de raconter qu’il ne se passait rien dans sa vie. Bon. Espérons que celui-ci sera un peu différent.
Au tout début de cette trépidante “aventure blog”, une présentation serait peut-être la bienvenue. Un peu de narcissisme n’ayant jamais fait de mal à personne, me voici : je suis Néréya, étudiante désabusée entrant bientôt en 3ème année à Sciences Po. Et dans moins d’un mois, je m’envole pour l’autre bout du monde : Hong Kong.
Je ne vais pas m’étendre plus longtemps pour un premier post : je vais tâcher de faire de ce blog une compilation de mes réflexions, coups de gueule, anecdotes et combats quotidiens en espérant divertir le lecteur qui me fera l’aimabilité d’arrêter un peu sa vie pour plonger dans la mienne.